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Des moules d'extrusion-soufflage innovants pour économiser vos ressources

Les innovations marquantes des salons Fakuma, K et FIP

3 salons

Trois rendez-vous incontournables de la plasturgie européenne

Les salons Fakuma, K et FIP restent les principaux événements européens de la plasturgie. Organisés selon un rythme complémentaire — la K à Düsseldorf tous les trois ans, le FIP à Lyon en alternance, Fakuma chaque année paire à Friedrichshafen — ils permettent d’observer dans la durée les grandes tendances technologiques qui façonnent le secteur.

L’édition 2025 de la K de Düsseldorf (8-15 octobre 2025) a réuni plus de 3 000 exposants venus de 65 pays autour du slogan « The Power of Plastics : Green – Smart – Responsible ». Le FIP s’est tenu à Lyon Eurexpo du 2 au 5 juin 2026, rassemblant plus de 800 exposants et confirmant sa place de rendez-vous de référence pour la filière française. Fakuma, désormais dans sa 30e édition, se tiendra du 12 au 16 octobre 2026 à Friedrichshafen et devrait accueillir plus de 1 600 exposants autour de l’ensemble des technologies de transformation des plastiques industriels.

Parmi les innovations les plus marquantes observées lors de ces trois rendez-vous :

  • intelligence artificielle appliquée au développement matériaux, au reporting de durabilité et au tri pour le recyclage ;
  • automatisation des lignes de production et des procédés de contrôle qualité ;
  • polymères recyclés, avec une intégration croissante de matières issues du recyclage mécanique et chimique ;
  • efficacité énergétique des procédés de transformation ;
  • fabrication additive, désormais utilisée aussi bien pour le prototypage que pour certaines pièces de série ;
  • nouveaux systèmes de refroidissement, déterminants pour la productivité des outillages.

L’intelligence artificielle s’installe dans tous les maillons de la chaîne

C’est la thématique qui a le plus progressé entre la K 2022 et la K 2025. Lors de l’édition 2025, une journée entière a été consacrée à la numérisation et à l’intelligence artificielle, avec des intervenants tels que PolyMaterials, INEOS, Covestro et Netzsch venus présenter comment l’IA optimise les processus, du développement des matériaux à l’établissement de rapports sur la durabilité, en passant par une meilleure collecte et un meilleur tri lors du recyclage.

Le FIP 2026 a confirmé cette dynamique côté français, avec des démonstrations sur l’automatisation, la fabrication additive et l’intelligence artificielle appliquée à la production, intégrées dans un salon désormais structuré pour mettre en avant la numérisation des procédés industriels au même niveau que les innovations matériaux.

Polymères recyclés et économie circulaire : le sujet qui structure tous les halls

La décarbonation et l’économie circulaire ne sont plus des thématiques annexes mais structurent désormais l’intégralité de la programmation des grands salons. À la K 2025, un panel politique a spécifiquement discuté de la compétitivité de l’industrie plastique européenne en tant que moteur d’une économie durable, tandis qu’une journée entière était consacrée à la prévention des pertes de granulés, à l’utilisation d’additifs, aux analyses de cycle de vie et à la monétisation des produits durables.

Côté FIP, l’édition 2026 a innové avec son parcours FIP Valorize, qui offre une visibilité unique aux entreprises les plus engagées en faveur de l’environnement, mettant en lumière leurs initiatives innovantes et leur impact positif sur la transition écologique. Le choix de Pierre-Jean Leduc, président du syndicat Polyvia, comme président d’honneur de cette édition n’est pas anodin : l’objectif affiché est de démontrer que la filière plastique fait désormais partie des solutions industrielles d’avenir plutôt que d’en être le problème.

Fabrication additive et nouveaux systèmes de refroidissement : la mutation des procédés

Les progrès en fabrication additive, longtemps cantonnés au prototypage rapide, s’étendent progressivement à la production d’outillages et de pièces techniques. Cette évolution s’accompagne directement de nouveaux systèmes de refroidissement conformable, capables d’épouser des géométries complexes impossibles à obtenir par perçage conventionnel — un sujet qui concerne au premier chef les fabricants de moules.

Des évolutions qui concernent directement les moulistes

Ces innovations ne se limitent pas aux transformateurs de plastique : elles influencent directement la conception des moules eux-mêmes. Les bureaux d’études doivent désormais intégrer des contraintes toujours plus nombreuses dans leurs cahiers des charges :

  • réduction des matières mises en œuvre, pour limiter l’empreinte carbone et les coûts ;
  • nouveaux polymères recyclés ou biosourcés, dont les comportements rhéologiques diffèrent parfois sensiblement des matières vierges ;
  • recyclabilité des pièces produites, qui impose de repenser certaines géométries et certains systèmes d’assemblage ;
  • performance énergétique des outillages, notamment via l’optimisation des circuits de refroidissement ;
  • digitalisation de la conception et du suivi de production, avec une intégration croissante de capteurs et de jumeaux numériques.

Pour des fabricants de moules d’extrusion-soufflage comme Matissart, ces tendances ne sont pas de simples sujets de veille : elles redéfinissent progressivement les exigences techniques que nos clients industriels nous adressent. Anticiper ces évolutions — qu’il s’agisse de l’intégration de nouveaux polymères recyclés ou de l’optimisation énergétique des outillages — fait partie intégrante de notre démarche d’innovation continue.